..Viens et Envoles-moi ! ..

<3

Une nouvelle histoire tout droit sortit de mon Imagination.


Résumé :

Il fait froid sur son coeur, un peu plus chaque jour.
Au fil du temps, elle trace la fin de son monde.
Un jour, elle lâchera ce stylo et finira son Oeuvre.
Un jour viendra mais elle ne lui dira pas "Je t'aime !"
Elle l'a perdu et ne vit plus !


------------On pense que même en Enfance on est heureux, voilà la preuve que non !
------------Tout ceci n'est que fiction... Rien d'un journal intime !
------------En tout cas, pas le mien.



Bon voyage !

Une fan Fiction avec au programme les Tokio Hotel !

J'habite Ici


Mon bordel à Photos là et mon receuil de textes Ici

Mon chef d'oeuvre : Des-esp0irs-fanes

Pour être prévenu j'ai ma méthode, pas de soucis !





1oo 2oo 3oo 4oo 483 5oo 6oo 7oo 8oo 9oo
1ooo 15oo 2ooo 25oo 3ooo 35oo




Tome I : p.o1 à p.o3
Au commencement ...

Tome II : p.o4
En apesanteur...


.

# Posté le vendredi 08 février 2008 18:25

Modifié le samedi 05 juillet 2008 18:59

.. Prologue.En écoutant Hello - Evanescence.N'essaie pas de me réparer----------------------------------..

.. Prologue.En écoutant Hello - Evanescence.N'essaie pas de me réparer----------------------------------..
.

-------------------------------------------------------------------Prologue------


« Chacun prête un importance à la douceur de la femme mais qui s'occupe vraiment de la fraîcheur de son sourire »

----------Un jour d'été 1987, dans un parc de la région parisienne. Tout était fait de vert et de bleu. Une jeune femme était assise sur l'herbe, un livre à la main. Tout était calme. Elle avait 21 ans, une grande blonde aux yeux bleus. Une magnifique allemande venue en France pour ses études ; les beaux Arts, deux ans auparavant. Elle avait profité de cette après-midi ensoleillé pour venir lire en paix entourée de la verdure. Les Fleurs du Mal de Baudelaire. Elle s'attarda sur un poème qu'elle trouvait particulièrement beau. La beauté.

Je suis belle, ô mortels ! Comme un rêve de pierre

----------Un léger vent fit danser ses longs cheveux blonds. Elle souriait à cette tendre sensation. Soudain elle sentit une respiration dans son cou. Elle put voir une ombre se former près de la sienne.

- Mon passage préféré c'est : Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
Des purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !


----------Anna se tourna légèrement la tête et tomba sur un magnifique visage. Un tien ensoleillé, une bouche fine et deux grands yeux sombres. Elle sentait un souffle chaud se déposer sur ces lèvres, remplis d'ivresse et de sensualité.

- C'est aussi le mien ! , susurra-t-elle.

----------Il sourit à son tour et vint se placer devant la jeune fille. Il lui tendit la main.

- Paul !

----------Elle se saisit de la main offerte et lui répondit toujours avec cet accent germanique.

- Anna.
- Enchanté !
- Moi de même.


Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

----------Et le temps passa, des mots naquirent les gestes. Un soir près de le Seine, Anna l'attendait patiemment. Elle portait une légère robe blanche, dévoilant ses longues jambes. Elle avait entouré ses épaules d'un châle, sentant la fraîcheur de ce soir d'été tomber. Anna était assise sur un des nombreux bancs qui longeaient la Seine. Paul arriva, portant un jeans et une veste en cuir. Qu'il était beau ! Elle se leva lui faisant face. Elle lui souriait tendrement et prise d'une soudaine spontanéité.

- Je crois que je vous aime ! , lui avait-elle lançait, souriante.
- Je crois que je vous aime aussi ! , lui répondit-il, riant.

Des poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études :

----------Et sans attendre une seconde de plus, ils avaient goûté aux lèvres de l'autres.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;

----------Elle avait 21 ans, lui 25. Elle l'aimait à en mourir et il paraissait que lui aussi. Un an plus tard, ils s'étaient promis l'éternel amour. Anna portait une magnifique robe blanche, sa cascade d'or glissait sur ses épaules dénudées. Oh qu'elle était belle ce 19 Juillet 1988 ! Paul la dévorait des yeux, heureux qu'elle ne soit qu'a lui. Il ne voyait sa vie qu'avec elle, juste son magnifique sourire et sa chaleur infinie.

J'unis un c½ur de neige à la blancheur des cygnes ;

----------Dans une chambre blanche, Anna était assise sur un lit rose, près d'elle repose deux petits anges. Ashley & Hugo. Ils faisaient leur bonheur. Paul ne cessait de sourire face à ces petits bouts de vie. Elle avait les yeux de son Papa mais il était plus que certain que sa beauté lui venait de sa maman. Lui avait les yeux de sa maman, un bleu profond et les traits de son Papa. Ashley et Hugo dormaient paisiblement, entourés de plus d'amour qu'ils ne l'auraient imaginés. Tellement !

Je hais le mouvement qui déplace les lignes,

----------Sur une plage de la Bretagne ; Saint Malo, deux petits anges de quatre ans, jouaient au sable. Ashley et Hugo, inséparable. Ils riaient, s'offrant quelques furtifs baisers. Ils jouaient à construire leur future maison, rien qu'à eux ! Non loin de là, leurs parents veillaient sur eux. Ils étaient heureux. Et puis, il n'avait suffit que d'une minute d'absence ; pendu aux lèvres de l'autre. Et puis un pleure, un cri. Ashley hurlait. Non, pas lui ! Anna et Paul accoururent, Ashley ne cessait de pleurer.

- L'a prit Hugo ! L'a prit Hugo !

----------Plus jamais elle n'aura la chaleur des bras de son frère, le grand sourire de la mère et les douces paroles de son père. Un homme avait enlevé son double. Ils l'avaient cherché partout, espérant le retrouver. Mais non ! Ashley avait fini par pleurer seule, Anna ne parlait plus de son fils et Paul trouva un refuge à ses peines. Malheureux !

Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

----------Ashley avait 6 ans, elle était dans sa chambre. Elle dessinait sa famille. Son Papa, sa Maman, Elle et une ombre. Hugo était devenu l'ombre qui détruisait sa famille un peu plus chaque jour mais tellement plus ce soir là ! Elle termina son ½uvre et le rangea dans un des tiroirs de son bureau, avec tous les autres. Elle avait faim et sa Maman ne l'avait pas appelé pour manger. Elle ouvrit sa porte de chambre et descendit les marches qui menaient au rez-de-chaussée. Ashley s'arrêta devant la porte de la cuisine, retenu par les cris. Elle n'en avait pas l'habitude parce qu'Anna ne parlait plus et que Paul découchait si souvent. Ils avaient oublié leur fille. Ce soir là, Paul avait une attitude bizarre, il ne tenait pas debout, il bafouillait. Anna faisait la vaisselle, n'écoutant qu'à moitié ce que son mari pouvait lui dire. Mais bien vite, elle fut obliger, Paul l'avait saisit par les bras et la maintenait fortement.

- Paul arrête, tu me fais mal ! S'il te plait !

----------Le visage de l'homme était rouge et son haleine empestait l'alcool. Anna se mit à pleurer, voyant que son mari ne se contrôlait plus. Sa main de l'homme atterrit sur le visage de sa femme. Violement ! Ashley ouvrit grand ses yeux, jamais son Père n'avait fait aussi mal à sa Maman. Non, jamais ! Anna s'écroula au sol, pleurant. Paul se recula, que venait-il de faire ? Il se retourna et tomba sur sa fille. Oui, maintenant cette famille avait vraiment sombrée ! Des fines larmes coulèrent le long des joues de la fillette et une horrible pensée lui vint à l'esprit ; elle en voulait à son frère de ne plus être là, tout était de sa faute !


Je suis belle, ô mortel ! Comme un rêve de pierre.


--------------------------------------------------------


Voila ! Une petite explication d'abord !! Et bien je n'aimais pas la tornure de mes personnages ! Ashley ne devait pas devenir une fillette déraillée et méchante !
Et puis aussi ma maman m'a donné son avis---------->.< J'aurai préféré être sourde ! Je voulais donner aussi une raison à la décadance de cette famille ! Que tout ne soit pas partit de rien, C'est souvent la perte d'un être cher qui fait couler les gens !
Je veux votre avis sur ce prologue ! =D
Sincérité ! Et j'aviserais de la suite des événements !
Bisous et merci !


Du nouveau Ici
De petits commentaires pour un petit coeur ! :p


---------1oo ---------15o ---------2oo


Elo'


----------

# Posté le vendredi 08 février 2008 19:16

Modifié le lundi 09 juin 2008 03:11

.. Chapitre o1.En écoutant Jeux d'enfants [Marta] - Saez .Du sang dans les rivières, te souviens-tu de moi ?----------------------------------..

.. Chapitre o1.En écoutant Jeux d'enfants  - Saez .Du sang dans les rivières, te souviens-tu de moi ?----------------------------------..
.

-------------------------------------------------------------------Chapitre o1------

Tome I


----------Ce soir là, ce 12 Juin 1996, Ashley était assise devant un gâteau d'anniversaire. Elle ne souriait pas. A quoi bon avoir 7 ans, si on ne le partage pas avec la personne à qui on tient le plus. Son père buvait, ne jetant que quelques regards à sa fille et Anna, elle, elle laissait échapper des larmes en silence. Elle y pensait tous les jours, Hugo aurait eut 7 ans aussi. Ashley souffla ses bougies et sortit de table. Voila cette horrible épreuve était passée. Mais pourquoi ceci la brûlait encore ? Elle arriva dans sa chambre, elle ouvrit sa fenêtre. La fillette sortit de sa poche une bougie et un briquet. Elle alluma cette dernière et d'une faible voix :

- Joyeux anniversaire Hugo !

----------Un souffle de vent éteignit la minuscule flamme. Si il savait combien elle aurait aimé partir avec lui. Ashley n'avait que 7 ans mais elle savait pertinemment que jamais elle ne le reverrait. Elle se réveillait chaque matin en constatant que plus le temps passe plus le visage de son frère disparaît de sa mémoire. Mais une autre chose lui tournait dans l'esprit quand elle regardait les étoiles ; un jour elle jouera à sauter d'étoile en étoile avec Lui. Elle rangea sa bougie et referma la fenêtre. Ashley mit son pyjama et se faufila dans son lit. Maintenant elle pouvait pleurer, personne ne pouvait la voir, ni l'entendre.

Dans les caveaux d'insondable tristesse
Où le destin m'a déjà relégué ;
Où jamais n'entre un rayon rose et gai ;
Où, seul avec la nuit, maussade hôtesse,

----------Quelques mois étaient passés depuis son anniversaire, Ashley était à l'école, son premier jour. Ses cheveux noirs étaient attachés de deux nattes, grossièrement faites par ses soins. Elle portait une petite robe rouge avec de petits souliers vernis noirs. Elle se préparer seule et partait aussi seule à l'école, habitant à quelques maisons. La fillette devait en ce premier jour décrire sa famille ainsi que sa propre personne ; Ashley savait parfaitement lire et écrire. Ses instituteurs l'avaient décrite d'autodidacte. Elle s'était faite par elle-même, ayant appris ce qu'elle savait toute seule. Ashley était doué d'une grande intelligence pour son âge, s'éduquant de livre qui ne lui était pas destiné, apprenant maintes et maintes poèmes qu'elle se plaisait à réciter aux étoiles avant de s'endormir. Cependant ce jour-là sa feuille était restée vierge, que dire ? Sa maîtresse, une jeune femme tout juste sortie des écoles, se penchant au dessus d'elle et constata l'absence de mots.

- Tu as un problème Ashley ? , lui demanda la jeune femme.
- Non, je suis juste en train de réfléchir ! , mentit Ashley.

----------Elle savait parfaitement ce qu'elle devait écrire mais ceci lui faisait si mal. Tous les élèves avaient terminé leur travail et chacun devait le lire devant ces camarades. Tour à tour, les petites têtes racontèrent les douces couleurs de leur famille, laissant parfois paraître sur le visage de leur maîtresse, un léger sourire. Puis ce fut le tour d'Ashley, elle n'avait toujours pas noircit sa feuille. Elle se leva et se dirigea vers le tableau puis fit face à ses camarades.

- Je m'appelle Ashley ! J'ai un frère jumeau mais il n'existe plus. Mes parents ne me voient plus et ça m'est bien égal. Je n'avais d'importance que dans ses yeux à lui. Pour me décrire, un des poèmes que j'ai lu récemment me vient à l'esprit, juste un passage.

Je suis comme un peintre qu'un Dieu moqueur
Condamne à peindre, hélas ! Sur les ténèbres ;
Où, cuisinier aux appétits funèbres,
Je fais bouillir et je mange mon c½ur,

----------Elle se tut, ses camarades n'avaient bien évidement rien compris mais son institutrice n'avait oublié aucun des mots soufflaient par la fillette. Cette jeune femme fut surprise de l'intelligence d'Ashley. Au moment de la récréation, elle alla voir les autres instituteurs, ces derniers lui expliquèrent le cas de la fillette mais ne savait rien en ce qui concernait sa famille. Ils lui avaient simplement répondu que les enfants à cet âge avaient la fâcheuse tendance à tout augmenter. Elle ne chercha donc pas plus loin mais elle ne cessa de remarquer l'attitude de la fillette. Cette manie de se mettre à l'écart des autres, à les observer de son regard sombre.

Par instant brille, et s'allonge, et s'étale

----------Un soir d'hiver, Ashley rentrait de l'école. Elle ouvrit la porte de sa maison et emplit ses poumons de la tristesse qui embaumée cette grande maison.

Un Spectre fait de grâce et de splendeur.

----------Elle monta directement dans sa chambre et s'affaira directement à ses devoirs. Elle eut bien vite finit. Ashley ouvrit un des tiroirs de son bureau et en sorti un livre. Les fleurs du Mal. Elle l'avait trouvé dans la bibliothèque de sa mère et avait constaté que ce dernier était dans un plus vieil état que les autres. Sa mère devait beaucoup l'aimer pour le lire autant. Elle s'était arrêté au milieu d'un poème : Les ténèbres. C'est de ce dernier qu'elle avait lu une strophe devant sa classe.

A sa rêveuse allure orientale,

----------La porte claqua violement, son père était rentré. Et puis des cris raisonnèrent dans la silencieuse maison. Paul avait encore bu et Anna allait encore en payer les frais. Oh oui, depuis ce fameux soir où il avait commencé, il ne s'était jamais arrêté. Ashley n'avait pas cherché à les arrêter. Eux n'avaient pas cherché à sécher ses larmes. Cependant, a chacun des cris et des pleures d'Anna le c½ur d'Ashley se serrait un peu plus.

Quand il atteint sa totale grandeur,

----------La fillette lisait ce poème à voix haute, plus fort à chaque mot comme pour essayer de masquer les pleures de sa mère. Mais elle avait tellement mal cette belle blonde ! Des larmes commencèrent à peupler les joues de la fillette ! Elle s'arrêta et tourna le visage vers la fenêtre, la Lune était si ronde, si présente et témoin de cette terrible nuit d'hiver. Au rez-de-chaussée, les cris étaient tellement forts, si douloureux. Ashley eut soudainement peur. Et si il allait trop fort et si elle la perdait elle aussi ? A cette pensée, elle pleurait un peu plus.

Je reconnais ma belle visiteuse :

----------Et puis, le silence retomba dans la maison. Il ne dura que quelques secondes, des pleures raisonnèrent, ceux de Paul. Et s'en suivit de cette porte qui claqua et du moteur de la voiture qui s'éloignait peu à peu. Ashley ouvrit sa porte à la volée, elle descendit les marches en courant et s'arrêta net devant ce qu'il restait de sa mère. Les larmes brouillaient sa vue, ses épaules s'agitaient au rythme de ses spasmes. Elle s'approcha à tâtons du corps sans vie de sa mère. Elle souleva quelques mèches blondes qui cachaient le visage de la femme. Elle avait l'air de dormir, si calme. Et puis elle souriait. Chanceuse, maintenant tu es avec Lui ! Ashley attira le buste de sa mère contre son petit corps, colla la tête blonde contre sa poitrine. Se balançant et caressant les cheveux blonds, teintés par-ci, par-là de rouge, de sang. Et comme pour clore l'histoire, elle murmura le dernier vers du poème.

- C'est Elle ! Noire et pourtant si lumineuse.

----------L'image de la mort, aujourd'hui était encore là ! Se tenant près de ses deux corps. Elle se pencha et saisit l'âme de la mère d'une main et de son autre elle s'empara du c½ur d'Ashley. L'acte se termine sur une scène si sanglante pourtant l'histoire était si belle à son commencement.

Je fais bouillir et je mange mon c½ur.


--------------------------------------------------------

Merci pour vos commentaires, ça me touche tellement ! Merci ! =D
J'espèrais que cette version vous plaise et ça à l'air d'être tout bon !
Ma maman a un peu rit en lisant la première version & m'a dit que j'étais capable de beaucoup mieux !



Elo'

---------- 5o ---------- 1oo ---------15o ---------2oo


----------

# Posté le vendredi 08 février 2008 21:39

Modifié le lundi 09 juin 2008 03:20

.. Chapitre o2.En écoutant Funeral For A Friend - Roses For The Dead.Nous sommes tous des victimes pour les tragédies ----------------------------------..

.. Chapitre o2.En écoutant Funeral For A Friend - Roses For The Dead.Nous sommes tous des victimes pour les tragédies ----------------------------------..
.

-------------------------------------------------------------------Chapitre o2------


----------Dehors le vent soufflait à en briser la nature, Ashley était toujours assise près du corps de sa mère, la serrant contre son c½ur. Ses petites lèvres étaient gercées et ses yeux cernés. Depuis quand était-elle assise ici ? La maison était si sombre, à en devenir presque effrayante. Elle pleurait, inondant de ces larmes, les cheveux rougis de sa mère. Une horrible odeur s'élevait dans la pièce. La fillette déposa le buste de sa mère sur le sol, et telle un pantin elle marcha vers la porte de la maison. Une fois la porte ouverte un vent glacial lui saisit les os et les rayons du Soleil lui piquèrent les yeux. Elle marcha pieds nus dans la neige qui avait recouvert le petit chemin qui menait à la rue. Elle n'avait pas froid, ni mal. Ashley ouvrit la barrière, dehors les gens s'affairaient à enlever la neige de devant leur porte. Soudain un passage s'arrêta devant la fillette.

- Mais tu saignes, dis moi tu as mal où ?
- C'est ... C'est ma maman !


----------Elle s'effondra dans les bras de l'homme, fatiguée et perdue. Ce n'était pas son sang qui noyait son haut mais celui de sa mère. Cependant elle aussi saignait, en elle ! Un flot sans fin. Les pompiers arrivèrent rapidement, ils s'occupèrent d'Ashley et ne purent constaté que la mort de la mère. La police peupla bien vite les lieux ; le médecin légiste estima la date de la mort à 3 jours. Ashley avait tenu sa mère trois jours contre elle.

- La mère a succombé au brisement de ces cervicales, ce qui a entraîné la compression de ses nerfs phrénique, provoquant l'arrêt de la respiration. Ces nerfs ayant pour but d'innerver le diaphragme. , avait noté le médecin légiste dans son rapport.

----------Son visage était couvert d'hématomes et de multiples coupures. Elle avait plusieurs fractures, son nez et quelques uns de ses doigts. Ashley était installé dans une chambre d'hôpital, elle dormait. Les médecins l'avaient réhydraté et mise sous perfusion pour la nourrir. La fillette repris ses esprits au bout de deux longs jours. Elle s'éveilla sur une ronde de blouses blanches autour d'elle. Elle pris peur et tenta de se relever mais un main se posa sur son épaule, la forçant à rester couchée. Ashley avait si peur, tremblant et respirant par saccades rapides.

- Bonjour Ashley, dis-nous comment tu te sens ? Tu as mal quelques parts ? , lui demanda un des médecins.
- Je suis fatigué et j'ai très mal au ventre !
- C'est normal, ne t'inquiète pas. Tu as manqué de nourriture pendant plusieurs jours et c'est aussi dû au choc.
- Dites-moi, elle est vraiment morte ma maman ?
, demanda faiblement Ashley.

----------A cette phrase tous les médecins sortirent sauf celui à qui Ashley avait parlé. Il prit une chaise et s'installa près de la fillette. Il posa sa main sur le lit près de celle d'Ashley.

- Oui Ashley, ta maman est morte. Elle a reçut un coup derrière le cou, ce qui a causé l'arrêt de sa respiration. Elle avait aussi plusieurs fractures et ecchymoses sur le corps. Je ne vais pas te mentir, des policiers vont venir te voir, ils te poseront beaucoup de questions aux quelles tu devras répondre. Mais moi aussi je veux savoir ce qui s'est passé ! Tu veux bien m'expliquer ?

----------Ashley prit une grande inspiration, elle devait tout dire. Du début à la fin. Dehors dans le couloir, plusieurs personnes regardaient la scène de derrière la fenêtre. Ils pouvaient voir une petite fille, de 7 ans. Victime de la brutalité d'un père, de la cruauté de la vie et la souffrance de l'absence. La fillette lui expliqua tout, du début à la triste fin.

Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues de terreurs de ces affreuses nuits.
Qui compriment le c½ur comme un papier qu'on froisse ?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?


----------Et puis le médecin sortit, laissant place à trois autres personnes habillées de bleu, tenant dans leur main un calepin. Les policiers. Et elle recommença, sur le même ton et sans les larmes. La nuit était tombait et Ashley se retrouva enfin seule dans sa chambre, demain une assistante sociale allé passé pour lui expliqué ce qui allait se passer, lui demandé si elle avait de la famille ailleurs. La fillette n'en avait que faire de savoir si quelqu'un vaudrait bien d'elle, peu importe le lieu de ses prochains jours, ils n'auront pas la chaleur de ses bras. Jamais ! Elle se leva du lit et se dirigea vers la fenêtre. Elle se posa devant les étoiles. Où est l'étoiles qui guide les c½urs perdus ? Elle la cherchait en vain ! La fillette se souvint de ce que sa maman lui disait sur les étoiles.

- Dans le ciel brille les âmes des Bons ! Quand le souffle s'échappe, l'esprit rejoint les cieux. Et la nuit, il nous protège de toute leur splendeur. Je sais qu'une d'entre elle veille sur mon fils. Je le sais !

----------Oh Maman si tu savais que c'est lui maintenant qui veille sur moi. Il me garde du mal, me berce la nuit et je sais que c'est ses lèvres qui effleurent ma joue quand j'ouvre la fenêtre que le vent s'engouffre dans la pièce. Il est là, en Moi ! Maman ouvre les yeux, je suis là ! J'existe encore, mais jusqu'à quand ? Ashley avait disparut avec son frère, ses parents ne la voyaient plus, ne s'occupaient plus d'elle. C'est sûrement pour cette raison qu'elle avait grandit seule, appris par elle-même. Les livres étaient ses amis et quelques fois le miroir de son c½ur. Elle se voyait dans cette petite fille qui grandissait parmi les loups. Loin de la civilisation, de ses parents. Elle se retrouvait dans ce petit garçon cherchant sa mère qui se mourrait peu à peu. Et cette jeune fille morte qui regardait les personnes vivrent sans elle. Souffrance et imagination d'un monde de mots. C'était si tendre de se dire que Oui, elle pourrait être cette jeune fille qui trouve l'amour par un baiser ou encore cet homme enfermé dans son monde de poème, frustré par son physique. Qu'elle aimait ça ! Ashley était debout devant la fenêtre, admirant le ciel parsemé de diamants. Elle ouvrit la fenêtre, acceptant un baiser de son frère. Elle sourit faiblement. La fillette s'appuya contre le rebord croisant ses bras. Elle laissa le vent danser avec ses cheveux. La lune était bien ronde cette nuit là, comme un oeil qui cherche quelques choses.

- Peut-être Paul !

----------Ashley remarqua qu'une étoile brillait plus qu'une autre. Elle se perdit à penser que cette petite lumière pouvait être son frère. Elle avait besoin de lui parler, de se confier encore une fois.

- Tu sais, en moi j'ai mal de ne plus avoir maman mais il y a autre chose. Je crois que c'est de la haine. Pour lui, pour ce monstre qui a rendu le monde encore plus triste qu'avant. Je le haïs plus que tous et j'en ai tellement honte. Honte de ne vouloir qu'une chose ; sa mort. Je veux le voir mourir devant moi, supplier le ciel d'être clément. Je veux faire couler son sang comme lui, a fait avec celui de Maman. J'en ai honte ! Tellement ! Donnes-moi la force de ne pas céder à cette colère ! Juste un peu !

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?


----------Elle referma la fenêtre et se plongea dans son lit. Les larmes ne voulaient plus couler. Ashley avait trop pleuré ? Non, les larmes n'avaient plus assez de significations pour le feu qui grandissait en elle ! Elle ne voulait pas de cette haine, de se désir de Vengeance. Elle se sentait devenir folle, perdre tout contrôle sur son corps. Elle serra ses poings à s'en enfoncer les ongles dans la peau. Cette petite poupée de chiffon n'avait même pas mal ! Elle finit par s'endormir, bercé par les remords et les doutes. Et si c'était son destin que de le haïr a mort ?

Quand la Vengeance bat son infernal rappel.



--------------------------------------------------------


Merci beaucoup pour vos commentaires qui me donnent toujours le sourire ! Que pensez-vous de la nouvelle Ashley ? Moi je préfére celle-ci ! Elle est plus mûre & réfléchie ! J'ai tellement d'idées qui envahissent mon esprit c'est affolant !
Merci & Bisous !


Elo'


---------5o---------1oo--------- 15o ---------2oo



.

# Posté le samedi 09 février 2008 14:38

Modifié le mercredi 30 avril 2008 06:11

.. Chapitre o3.En écoutant Phil Collins - Against All Odds .Comment peux-tu simplement t'en aller loin de moi ?----------------------------------..

.. Chapitre o3.En écoutant  Phil Collins - Against All Odds .Comment peux-tu simplement t'en aller loin de moi ?----------------------------------..
----------


-------------------------------------------------------------------Chapitre o3------

« Dis moi Lune d'Argent ! Toi qui n'a pas de bras. Comment bercer l'enfant ? »

----------Elle ouvrit les yeux et tomba sur un oreiller où lequel était parsemé quelques minuscules goûtes de sang. Elle écarta ses doigts, sortant ses ongles de sa chair. Son visage se crispa de douleur. Le sang reprit sa course sur la peau laiteuse, elle souffla doucement sur sa peau meurtrie regardant le sang coaguler et ne former qu'un bouton rouge sur chacun des plaies. Quatre minuscules blessures qui au final ne formaient plus qu'une énorme entaille dans son corps. Elle tourna le regard vers la fenêtre, dehors la neige tombait doucement, elle aurait aimé être flocon ; léger et si pur. Ashley écarta les couvertures et se décida à faire quelques pas dans sa chambre. Un petit vertige lui faisait l'esprit, elle se rattrapa de justesse à son lit. Elle se tenait le ventre de sa main libre, compressant cette boule qui la brûlait. Oh si tu savais Hugo comme tes yeux me manque, en la regardant Elle, je te voyais Toi. Tu avais ses yeux ! Oh grand Dieu, pourquoi me l'avoir pris, pourquoi le mien ? Elle se laissa choir au sol, claquant ses genoux contre les pavés. Appliquant ses deux avant-bras contre son abdomen, la nausée lui montée, mais elle n'avait pas la force de se lever. Non, elle n'avait plus de vie en Elle, tout était partit avec sa mère. Ashley commença à tousser, à s'étouffer. L'air n'avait plus de place, le monde n'avait plus de sens.

- Pourquoi tu es partit sans moi ? Pourquoi ?

----------Les larmes ne coulaient toujours pas. Avait-elle trop pleuré ? N'avait-elle pas assez mal ? Non, elle avait sûrement trop mal. Vous savez cette douleur qui nous brûle en dedans, qui nous consume et que jamais on ne comprend, jamais on ne décrit. Ashley se meurt peu à peu.

J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,

----------Elle posa ses mains sur le sol, le contact froid. Le sang se remit à couler de ses plaies. Elle fit glisser ses paumes contre le sol, laissant une traînée de sang. Ce rouge si contraste au blanc.

Du fond du gouffre obscur où mon c½ur est tombé.

----------Ashley ramena ses paumes à son regard, elle revit le corps de sa mère. Le visage serein qu'elle affichait. La fillette lui en avait voulu un instant de l'avoir laissé seule, encore une fois.

C'est un univers morne à l'horizon plombé,

----------Tout autour d'elle s'échappait, la fuyait. Hugo, elle y pensait tous les jours. En se levant, en regardant le ciel, en ouvrant la bouche et en fermant les yeux. Chaque souffle était pour lui, chaque mot lui était destiné.

Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;

----------Elle ferma ses yeux et pensa à une après-midi d'été en sa compagnie. Ils jouaient, s'offrant quelques baisers volatiles. Mais le visage du petit garçon n'était plus aussi clair qu'avant, plus aussi doux que dans le passé. Le temps emportait avec lui les souvenirs d'en temps. La porte de sa chambre s'ouvrit, une main se posa sur sa joue, elle rouvrit les yeux et tomba sur une femme. Une infirmière. Cette dernière saisit le petit corps et le redéposa sur le lit.

- Montres-moi tes mains ! Bon, je vais soigner ça !

----------La femme se saisit du nécessaire et pensa les plaies d'Ashley. Cette dernière regardait chacun des gestes, la douceur et la minutie dont cette grande dame faisait preuve. Quand elle eut fini :

- Bon, fait attention à ne plus te faire mal de cette façon.

----------Ashley acquiesça et l'infirmière sortit. Quelques minutes plus tard une femme assez âgée entra dans la chambre. Elle portait un tailleur noir et de grosses lunettes ornaient son nez.

- Bonjour Mademoiselle Buisson. Je suis madame Ghorbral, je suis Assistante à l'Aide à l'enfance.

----------Ashley murmura un faible bonjour, ne quittant cette mystérieuse femme des yeux. Cette dernière pris place sur une chaise qui se trouvait près du lit de la fillette.

- Je viens pour vous parler de votre situation. J'ai fait quelques recherches et je n'ai trouvé aucuns parents qui vous soit proche.
- Nous n'avons plus personnes depuis la disparition de mon frère.
- D'accord ! Je suis dans l'obligation de vous placer dans un foyer. Il vous faut un toit où vivre. Vous serez avec d'autres enfants et vous continuerez à aller à l'école. Je reviendrez en fin d'après-midi pour vous emmenez là-bas !
- Si tôt !
- Le plus vite sera le mieux et puis vous avez l'air d'aller beaucoup mieux.


----------La femme se leva et quitta le pièce sur un « À ce soir ! ». Ashley la regardait partit. Allez mieux ? Elle ne voyait rien cette vieille femme aigrie. Ce soir, une nouvelle vie allait s'offrir à Ashley. Bien ou Mal ? Peu importe tant que le ciel la suit. Elle se recroquevilla sur elle-même. Patience, patience mon enfant ! Un jour tu verras, tout brillera comme avant ! Cette phrase elle n'y croyait plus depuis bien longtemps. Elle se souvint les mots de sa mère, la nuit. Anna était assise sur une chaise de la cuisine, le visage noyait par les larmes. Hugo n'était plus là depuis 2 ans, et son mari avait commencé à bleuir son doux visage.

- Oh mon fils, je t'attendrais, je sais que tu es en vie. Je le sens ! Tu me manques tellement, je n'arrive pas à comblé ce manque que me brûle. Pourquoi toi ?

----------Ashley cette nuit-là, avait dormit dans le lit de son double. Respirant son odeur et serrant contre elle ce doudou qu'il chérissait tant. Elle aurait voulut se noyer dans ce petit lit si tendre. Renaître près de lui, une seconde fois et cet été de malheur, ne jamais lui lâcher la main. Jamais ! Ashley avait froid dans ce lit blanc, tellement. Elle ne vit pas les heures passées, une femme vint le réveiller pour qu'elle se prépare. Elle enfila ce que lui avait donner la dame et attendit assise sur le lit que Madame Ghorbral daigne venir la chercher. Elle finit par arriver, Ashley traversa ses longs couloirs par lesquels elle était venue. Une grosse voiture noire l'attendait. Elle y monta, attacha sa ceinture et colla son front au carreau. Les paysages défilaient tellement vite, n'offrant que des morceaux de verdure ou de bitume. Une chanson à la radio retient son attention : Comme j'ai Mal de Mylène Farmer. Cette voix cristalline, comme celle de sa maman et ces mots :

« Je m'abîme d'être moi-même
Avant que le vent nous sème
À tous vents, je prends un nouveau départ »

----------Le voyage fut si long. Tout était si diffèrent de Paris ici. Tellement ! Elle vit un Panneau ; Strasbourg. Elle avait entendu parler ce cette ville dans les livres mais elle ne se souvenait que vaguement. Pourquoi l'avoir conduit aussi loin de sa maison ? La portière s'ouvrit sur une grande bâtisse ; grise et morne. La nuit était tombée depuis bien longtemps, rend cette haute demeure plus sordide que jamais. Un vent glacial arracha un frisson à la fillette. Elle avança rapidement jusqu'à là porte d'entrée qui s'ouvrit sur son passage. Tout était tellement silencieux, le seul sifflement du vent pouvait rompre ce calme. Une petite femme s'approcha d'Ashley, elle lui sourit et lui prit la main. Pas un mot, rien. Elle conduit Ashley dans une chambre puis ferma la porte sur un « Dors, il est tard ! ». La fillette se trouvait dans une petite pièce, avec pour seule lumière une petite lampe de chevet. Elle s'approcha de la fenêtre et put voir la colère du vent s'abattre sur les arbres. Elle dirigea son regard vers les étoiles. La lune avait disparu derrière d'immenses nuages et aucunes étoiles n'arrivaient à perçaient cette masse d'eau en suspension. Ashley se retourna déçue de ne pas avoir pût admirer ces petits diamants, elle avait si sommeil. Elle se plongea dans le lit et s'endormit immédiatement. On dit souvent que la vie est un long fleuve tranquille, mais que doit-on faire quand la barque sur laquelle nous sommes prend un peu plus chaque jours l'eau ?

Du fond du gouffre obscur où mon c½ur est tombé.


--------------------------------------------------------


Coucou >_< ! Alors quoi de beau ? Moi tout va bien ? Comme d'habitude ! j'ai un peu sondage pour vous et obligé de répondre !! héhé
Pour vous est-ce que Hugo est mort ?
J'ai besoin de savoir votre avis ! En faite j'ai déjà toute l'historie dans la tête & votre pensée me serait précieuse ! Si, si je vous assure !! Et je suis contente que la nouvelle Ashley vous plaise ! Je voudrez faire un tit coucou à ma Mou' ! tendresse-mortel Je vous la conseil vivement ! Allé bisous a vous toutes !
Hum mon Boulet, espèce de L*****e va ! mdr !! Ma biche ! niack... Cht'aime !
Toi ma petite boule de nimporte quoi qui roule très bien : Merci Segmo, une amitié à 12oo ¤ . Mdr !!! >.< Je suis sur la paille ma couille ! Allé mon boulet au nougat !
Merci d'être toi !!!!!!!!!!!!!!




Elo'


---------50 ---------1oo ---------15o ---------2oo


.

# Posté le lundi 11 février 2008 05:08

Modifié le dimanche 01 juin 2008 16:11